FOIRE AUX QUESTIONS

Quels sont les supports des cyanotypes Carasco ?

Les cyanotypes Carasco sont tous réalisés sur un papier 100% coton, sans acide, fabriqué en France. 

Je choisis un papier aquarelle 300g pour une bonne résistance à l'étape du rinçage. En effet tous les cyanotypes Carasco sont plongés dans l'eau pendant une dizaine de minutes.

Je coupe moi-même le papier afin qu'il s'adapte aux formats standards des cadres et passe-partout.

Quels sont les produits utilisés pour rendre le support photosensible ? Sont-ils dangereux ? 

La première étape de la cyanotypie est l'application d'un mélange de ferricyanure de potassium et de citrate d'ammonium ferrique. Ces noms sont un peu barbares mais rassurez-vous, contrairement à la plupart des chimies des autres procédés photographiques, ces produits, en l'état et dans les quantités utilisées, ne sont ni toxiques pour l'homme ni polluants pour l'environnement. On les retrouve même dans le domaine alimentaire pour enrichir certains aliments en fer ou comme anti-agglomérant (dans le sel par exemple). Attention, ça ne veut pas non plus dire qu'ils sont sains pour la santé ! Mais en respectant les doses et précautions indiquées, la pratique de la cyanotypie est sans danger et peut être faite par des enfants, sous la surveillance d'un adulte.

Est-ce que le bleu de Prusse de mon cyanotype va se ternir dans le temps ? 

Comme n'importe quelle oeuvre (dessin, peinture, photographie ou même papier peint) exposée à la lumière directe du soleil, les couleurs pourront se ternir dans le temps. Mais là encore, la cyanotypie garde en elle un peu de magie ! Les cyanotypes ont des propriétés régénératrices ! En effet si vous vous apercevez que le bleu de Prusse perd de son intensité, il vous suffira de placer votre cyanotype dans le noir (ou entre les pages d'un livre) pendant quelques jours et le bleu retrouvera toute sa profondeur !

D'ailleurs, les cyanotypes du XIXème siècle sont toujours aussi beaux !

 

Je voudrais apprendre à réaliser des cyanotypes, comment faire ? 

Il est plutôt simple de se procurer le matériel nécessaire à ce procédé photographique, sur internet par exemple. Le reste n'est que du travail, des essais, des échecs, de la persévérance et de merveilleuses surprises, comme tout travail artisanal ! Mais si vous êtes dans la région lyonnaise, sachez que j'anime des ateliers pour vous faire découvrir la technique, vous parlez de ce magnifique procédé par le biais de mon approche de la Nature. Vous réaliserez vos propres oeuvres et repartirez avec plusieurs cyanotypes par personne.

La transmission m'est très importante et fait partie intégrante de l'univers Carasco, je serais ravie de vous faire découvrir ce procédé. Guettez mes actualités, des dates s'ajoutent fréquemment.

 

Je souhaiterais acheter un cyanotype Carasco, comment faire ? 

Plusieurs options ! Faites un tour sur la boutique en ligne ou du côté de mes revendeurs.

Vous pouvez aussi guetter mes actualités : je participe très souvent aux marchés de créateurs lyonnais.

 

D'où proviennent les végétaux utilisés pour faire les cyanotypes Carasco

Pour la petite histoire, j'ai commencé ce projet en retrouvant des fleurs séchées dans les pages d'un livre de ma maison d'enfance. Une collection de fleurs que j'avais cueillies étant petite, sans doute enrichie par les cueillettes de ma maman au fil des ans. J'ai eu l'impression de découvrir un trésor avec l'envie folle de faire revivre cette nature par la force du soleil. 
J'ai donc un herbier constitué de ces végétaux que j'agrandis de jour en jour. Je glane, je cueille, je récupère au cours de mes promenades et déambulations. Je dois bien avouer également que c'est un travail d'équipe, mes parents vivants dans la campagne champenoise me constituent aussi un joli herbier. C'est une histoire de famille, de transmission, toujours. 

J'achète aussi, parfois, chez mes fleuristes préférés, tous deux sur les bords de la Saône. Ils ont toujours une offre variée et originale de végétaux devant laquelle je ne résiste pas. La nature offre une palette de formes, de silhouettes si variées que j'aimerais tout tester en cyanotype !! Je leur récupère parfois aussi des têtes de fleurs cassées, ou des végétaux qui commencent à faner, des invendus. Car je n'ai pas forcément besoin de longues tiges, de végétaux en pleine floraison ni de couleurs chatoyantes, la nature, à chacune de ses étapes a ses charmes et fait mon bonheur. 

Est-ce que les cyanotypes Carasco sont tous réalisés grâce au soleil ?

J'aimerais tellement vous dire que oui. Car rien ne me tient plus à coeur que ce travail total avec la Nature, le respect de son rythme, guetter le ciel, sortir faire mon insolation aux premiers rayons du soleil, laissez faire, en fonction de l'heure, de la saison. Apprivoiser cette Nature dont la force et le rythme changent sans cesse. C'est tout ce que j'aime et là sont profondément ancrées les valeurs de Carasco. Je dirais que le soleil est à 90% le créateur de mes cyanotypes. Mais je suis parfois limitée, notamment dans la période hivernale où les UV, à Lyon, ne sont plus assez puissants. Alors je ralentis mon rythme de production et fait le reste du travail, le travail de l'ombre, l'introspection, les petites tâches qui peuvent se faire en intérieur, pour respecter cette nature qui dort encore. Adapter mon rythme et mon planning créatif. Mais pour pouvoir assurer certaines commandes, pour compléter un stock qui s'amenuise, pour me perfectionner également, j'utilise parfois une lampe à UV. L'hiver dernier elle m'a permise d'apprendre, de comprendre pour finalement mettre en pratique ces connaissances une fois le soleil revenu. Mais je me suis aperçue que la lampe n'avait pas la même force que le soleil, je n'ai aucune transparence, aucune nuance, aucune nervure d'aucun pétale, ce qui m'a rapidement conforté dans la puissance et la beauté de la Nature et l'importance du soleil dans mes créations afin d'apporter toute la profondeur et les détails qui me fascinent. Depuis le mois de mars, j'ai pu recommencer ma collaboration avec le soleil. Ma lampe attendra l'hiver prochain. Je peux désormais me remettre au rythme de la Nature, adapter mon emploi du temps en fonction de la couleur du ciel et retrouver cette magie unique et propre aux cyanotypes Carasco.  

Que signifie le nom Carasco ?

Il provient de mon roman préféré, Le Coeur Cousu de Carole Martinez, qui a été une vraie révélation sur mon chemin artistique. 

Le Coeur Cousu c’est un monde entier dans lequel le réel se mêle au merveilleux. C’est l’histoire d'une femme et de sa lignée, de dons qui se transmettent à l'aube des premières règles. Une histoire de savoirs chuchotés à l’oreille, de secrets nés d’une tradition orale. C’est l’histoire d’une mère qui brode le monde de mille couleurs, reprise les âmes effilochées et coud les êtres ensemble. C’est l’histoire de Frasquita Carasco et de sa famille. Frasquita. Carasco. Celle qui m’a tant touchée et inspirée. Carasco c’est cet espace où l’imaginaire et la poésie ont toute leur place, où les femmes ont des secrets, des connaissances qui font d'elles des magiciennes, des sorcières et des conteuses, qui leur donnent une force intérieure et une belle fragilité. Il n'aurait pas pu en être autrement. Carasco est né de ce monde.

© 2018 - Emilie Lacour - Tous droits réservés

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